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Histoire de la route migratoire  
 

Pendant plus de 10 000 ans, les Amérindiens ont utilisé les rivières Chaudière et Kennebec comme sentiers de portage reliant le fleuve Saint-Laurent au nord et l’océan Atlantique au sud.

Au début du dix-septième siècle, la rivière Kennebec a servi de frontière entre les Français et les Anglais qui réclamaient leur part de ce territoire du Nord-Est de l’Amérique. La France et l’Angleterre se sont livré une chaude lutte pour le contrôle de ce corridor naturel et pour s’allier les Abénaquis vivant sur le territoire. En 1763, le Traité de Paris mit fin à cette dispute.

En 1775, durant la révolution américaine, une troupe de 1 000 soldats volontaires américains utilisa le corridor dans une vaine tentative de s’emparer de Québec et d’attaquer l’armée britannique.

Puis, vers 1810, les fermiers du Maine établirent, en longeant les deux rivières, une route carrossable en charrette connue sous le nom de « Kennebec Road » ou de « Old Canada Road » dans le but de développer de nouveaux marchés pour leurs produits. Plus tard, plus d’un million de Canadiens français et d’immigrants irlandais ont emprunté cette route en direction du Maine pour aller travailler dans les fermes et les chantiers forestiers, dans les usines de textiles et de chaussures.

Aujourd’hui, les routes 173 (Québec) et 201 (Maine) qui longent ce corridor sont utilisées pour le transport commercial transfrontalier et par un grand nombre de visiteurs du Québec et du Maine.